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jLa
grande Sortie en ULM
Par Jean Paul
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C’est
décidé depuis quelques temps, tourner en rond autour de la ville d’Amiens,
ce n’est pas drôle, il nous faut de l’espace, nous allons donc
aller voir ailleurs ce qui s’y passe.
Avec
Xavier qui sera le pilote, nous ferons équipe avec Georges chevauchant
son vaillant Coyote et Michel qui voit la vie en jaune dans son Guepy. C’est
ce dernier qui propose un aller-retour à Avranches avec une approche du Mont
Saint Michel. Voilà qui est alléchant ! OK qui disent à vos cartes prêts…
A la maison,
fébrilement je m’entraîne à la manip de mon GPS, mais…conflit de
génération peut-être, la tâche s’avère beaucoup plus ardue que je
ne le pensais et oh ! miracle après de nombreuses heures
d’effort, çà marche !!!
Avranches
tombe à l’eau, Michel ne peut se joindre à nous, qu’importe nous
n’irons, pas à Avranches non, peut-être à Saint-Valéry en Caux en
passant par le Havre, le Cap d’Antifer la décision reste à prendre,
à voir avec la météo. |
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8 heures du
matin, le club est désert. Ah ! Les portes !…Je parviens à
sortir le Sky, que prudent la veille j’avais placé « prêt à
l’emploi ».
9
heures toujours pas de pilote…Georges est venu aux nouvelles « alors
on y va ?.. » oui mais où ?
9
heures 15 le voilà ouf ! la PPV est déjà faite installation,
mise en route, du premier coup ! ! celui qui me dira que le
912 est…oui bon je
sais, il ne connaît que son maître non mais !
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Jacques le navigateur du Coyote décide, le Havre,St Valéry pour
le repas, le Cap, Étretat, la Baie de Somme, St Valéry / S, Abbeville,
Amiens. La météo paraît bonne. Ce sera du gâteau…
Et
tac…tac sur le GPS et m….oh pardon ! On prendra la carte… de
toute façon il faut revoir la théorie ou la prise électrique c’est
sûrement elle qui me joue des tours.
En
vol, nous avons du mal à suivre le coyote, 150 affiché, nous lui
demandons de réduire de quelques tours pour le rattraper, sinon nous ne
pourrons jamais le prendre en photo. |
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Après 45
minutes de vol, je jette un œil sur le bidon gauche. Cà va, il est
encore plein comp…. N.de D !!! Le droit est à moitié, c’est le seul
qui alimente nos caballus ongulés (nous avons des lettres ...) Il
y a quelque chose qui cloche, le Havre est encore loin, et ne voulant pas
terminer la balade dans un champ, nous nous posons à Yvetot pour voir.
Pendant la descente gaz réduits, les niveaux s’équilibrent diable ! !
La pause café aidant la réflexion, chacun y va de
sa théorie. Finalement nous débranchons la mise à l’air libre du
réservoir récalcitrant et repartons cap sur Le havre où nous
voulons admirer un petit bout de l’armada du siècle.
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Hélas le même problème revient, mais nous
avons suffisamment de carburant pour rejoindre St Valéry, tout en
admirant un gros pétrolier à quai au Cap d’Antifer, les falaises
d’Étretat et la piste de Saint Valéry en Caux est en vue.
Au sol, épuisé par les événements, empoisonné
par l’eau bue, Jacques se raccroche désespérément à sa
dernière chance sous le regard attendri de Georges quelque peu
septique sur la nature de la boisson.
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Le repas est copieux et excellent, la patronne,
très aimable et particulièrement charmante, de quoi ragaillardir le plus déprimé des 4, suivez mon regard...
16
heures, et sans sieste, décollage pour une escale à Abbeville. La visi
est superbe, nous évitons de justesse la centrale atomique de Dieppe et
la « droppe-zone » du club de Dieppe, en activité. Jacques
commente dans d'une facon très imagée les sites survolés, sans
oublier parfois de déclamer quelques vers avec le sérieux d’un pape. |
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Toute blanche
sous la lumière de cette fin d’après-midi, Saint Valéry sur Somme
se détache sur un fond de baie un peu sombre. Nous prenons pour axe le
canal, puis une petite altération de cap à gauche nous permet de
croiser la piste d’Abbeville. Prise de terrain et atterrissage très
sage. La panne est toujours là, nous débranchons la deuxième mise à
l'air libre pour voir... C’était çà.. La V….
Dernier
saut de puce, et nous contactons Amiens. Dommage, le temps passe si vite
en vol. Certains
théoriciens vous disent que la vitesse restreint le temps, et l’ULM
alors ?…
Le
projet d’un second voyage est lancé pour le mois d’août, encore un
mois à attendre…ce sera bien long. Goûter au voyage en ULM c’est
l’adopter….
Le
navigateur suiveur du coyote, Jean-Paul sans GPS
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