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Le Lionceau : Impressions
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Choisir un avion pour un club n'est jamais tache
facile. Encore moins s'il s'agit d'un avion école. Pour preuve, il n'y
a pas un mois sans qu'une revue aéronautique ne traite du sujet. Des
avions, il y en a, mais la plupart sont des avions récents sans
diffusion, importés, amenant plus de questions et d'inconnues que de
réponses et de solutions. Quand à ceux qui ont fait leurs preuves, ils
ne sont plus construits ou sont chers à l'achat et à l'utilisation.
Puis poursuivre la formation intensive sur des avions de conception
ancienne n'est pas très attractif. S'intéresser au Lionceau est
logique puisqu'il a bonne presse malgré sa faible diffusion. Il est de
conception moderne, issu d'un groupe sérieux et son prix d'achat est
attractif.
Au premier contact, l'avion est sympathique. Assez
ramassé, il fait bonne impression. Rapidement, il donne un sentiment de
sécurité car il est bien fini. Il n'y a aucun élément qui dénote.
La qualité et le sérieux prédominent. C'est un tout carbone cuit au
four (sauf la profondeur qui est métallique). |
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L'aile est monobloc avec des volets électriques à effet de fente et se
reculant (remarquable !). Le train d'atterrissage est en deux parties
non fixées sur le longeron de l'aile. Il est de conception
robuste.
Les roues sont freinées par des freins à disques commandés par une
poignée (évite le freinage asymétrique). Les freins sont issus du
matériel moto donc facilement disponibles. Le frein droit est identique
au frein gauche. L'helice est à pas fixe et en bois (Evra) |
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La montée dans l'avion se fait par l'avant comme sur la plupart des
composites. Il est possible de monter sur l'aile, la verrière se recule
totalement vers l'arrière grâce à des rails, ce qui facilite la
montée et la descente de l'avion.
Les siéges sont fixes. Les palonniers se règlent mais l'accès à
la commande de réglage ne m'est pas apparue aisée. Une fois assis, la
position est confortable. Dans le cockpit, la largeur est correcte. Nous
n'avons pas l'impression d'être à l'étroit. Les commandes se font à
l'aide d'un manche. |

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Le tableau de bord est agréable, classique et sans surprise. L'horizon
artificiel et le conservateur de cap sont électriques. Il y a une radio
avec 2 fréquences, un VOR 2 fréquences, un GPS avec répétiteur type
VOR et un transpondeur. Le cockpit se ferme en ramenant la verrière et
en la verrouillant. Attention aux tètes qui dépassent ! La visibilité
est remarquable.
Toutefois, l'été, le port de la casquette à visière sera
obligatoire au risque d'encourir une insolation. |

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La mise en route du moteur
ROTAX 80 CV ne pose pas de problème (ça change de certains avions
l'hiver…). Le moteur est silencieux ce qui est aujourd'hui, un
avantage. Le roulage se fait en commandant la roulette avant avec le
palonnier et en agissant sur les freins avec la commande centrale. Les
virages sont assez larges et demandent un grand débattement au
palonnier (dommage).
Le décollage ne pose aucun
problème. Le maintien de l'avion en ligne est simple. L'arrondi se fait
vers les 120 km/h. La distance de décollage nous est apparue assez
longue mais nous étions sur une piste en herbe, à 1200 ft et par bonne
température. La vitesse ascensionnelle est comprise entre 3 et 4 m/s.
L'avion est très agréable aux commandes. Douceur et efficacité. Il
réagit sainement et calmement aux commandes. Il faut se servir du
palonnier pour conserver la symétrie du vol. Le décrochage se fait
sans surprise désagréable. Le trim est à cran comme sur les planeurs.
Une fois réglé, l'avion vole dans ses lignes sans toucher aux
commandes. La vitesse de croisière normale est de 190 à 200 km/h. La
prise de terrain est simple et la finale doit se faire à la bonne pente
au risque d'arriver trop haut et de manger toute la piste car cet avion
ne chute pas comme ceux que nous avons. Par contre, il n'est pas agréé
vol de nuit comme la plupart de ces nouveaux avions. La demande
d'agrément est en cours.
Au total, nous avons été très
heureux de découvrir cet avion qui peut être utilisé pour l'école
comme pour le voyage. Un essai plus long et comparatif est nécessaire.
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