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Par Didier PATAILLE
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Janvier 2006
Le
journal de l'aéroclub
de Picardie
Amiens Métropole
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Sauvetage d'une mésange !
la FCDKP N° 80
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Et
non il ne s'agit pas d'un récit de la société protectrice des oiseaux
d'Amiens, mais bien le résultat d'une escapade d'avril 2005 de Denis
Auger et de votre serviteur à côté de Lyon un certain samedi d'avril
2005.
Un soir je reçois un coup
de fil du président du club de MORESTEL Laurent Gros . Il m'informe qu'il
y a une Mésange M100 qui va partir à la déchèterie si quelqu'un ne
vient pas la récupérer avant les 15 prochains jours. En effet, un couple
va déménager et "madame" a retrouvé dans son grenier une
épave de planeur, épave qui était le résultat d'un atterrissage
mouvementé de son premier époux. Contact est pris avec ce couple, et
nous décidâmes de lancer l'opération "sauvetage de la Mésange
".
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Je récupère la remorque
du libelle du club et le départ est fixé le soir après le travail et
arrêt repos à Semur en Auxois .
Arrivée de bon matin et
après avoir saluer les propriétaires, le président du Club de
Morestel arrive avec deux de ses adhérents pour nous donner un coup de
main . Accueil très sympa! Premier examen de la machine.
Les ailes et les
empennages arrières sont très bien conservés car stockés au sec
debout contre un mur depuis une vingtaine d'années. Quant au fuselage,
le nez n'existe plus la cabine est détruite. Le fuselage est aussi
cassé à l'arrière sous la fixation de la profondeur.
La machine est stockée
au premier étage et la largeur de l'ouverture pour sortir l'épave nous
laisse interrogatif. |
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Après divers essais et
l'installation de deux échelles, les ailes sont descendues et
installées sur la remorque. La "descente" du fuselage restera
dans nos mémoires. |
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A midi tout est arrimé
sur la remorque et après avoir remercié nos hôtes ( très heureux de
s'être débarrassé de cet objet encombrant ) , nous filons direction
le club de Morestel à une vingtaine de kilomètres où nous sommes
invités à un repas improvisé.
Quelques échanges sympa
et le président nous propose d'organiser un prochain rassemblement
national DEDALE du premier mai à MORESTEL. Le retour se déroulera sans
encombre et actuellement la machine repose dans le hangar de Denis. |
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Bilan de cette opération
: 1 - C'est grâce à notre site internet que le contact a pu se
réaliser 2 - Dans tous les clubs, il y a des pilotes sensibles à la
conservation du Patrimoine 3 - Sans notre action, le planeur était
détruit Un peu d'histoire sur la machine D'après la Fiche de
Navigabilité n° 80 édition 2 de janvier 1968, il s'agit du CARMAM
MORELLI type M100 S avec mentions d'emploi : début et sport
Le certificat de type n°
24 a été délivré le 8 février 1963 Planeur monoplace - aile
cantilever - construction bois et toile - longeron d'aile en hêtre
amélioré - envergure 15 m - longueur 6,56 m - hauteur 2 m - surface
portante 13,1 m2 - allongement 17,1 La VNE est à 215 kmh et la vitesse
de décrochage à 63 kmh |
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D'après mon ami Vincenzo
Pédrielli , le premier M 100, M comme Morelli a vu le jour en janvier
1956 lors d'un concours organisé par l'Aéro-club d'Italie en vue de
désigner le planeur monoplace standard italien destiné à
l'entraînement et à la pratique sportive. Le concours précisait que
le coût de fabrication devait être peu élevé, robuste, facile à
inspecter et à réparer. C'est ainsi que Alberto et Piero MORELLI
présentèrent le projet du M - 100 et ils gagnèrent le concours .
Le premier M-100 vit le
jour avec une envergure de 14 mètres avec possibilité d'allonger à 16
mètres. L'empennage horizontal était posé en croix sur la partie
haute du gouvernail de direction. A la suite des épreuves en vol, cette
option a été abandonnée et la configuration en croix
"classique" a été retenue.
En décembre 1956, fût
commandé un prototype à la firme NICOLOTTI de Turin avec des
modifications comme l'utilisation de commandes rigides et câbles.
En juin 1957, le M-100
fit ses premiers vols à Turin dans l'attente de son certificat de
Navigabilité. A l'automne de la même année, il fut transférer au
Centre National de Vol à Voile de RIETI pour être soumis à la
commission des juges du concours. Environ deux cents exemplaires ont
été produits en Italie et en France
Il existe donc bien
quelques différences entre le M-100 italien et M-100 S français: -
Pour le M-100 une envergure de 14 m alors que le M-100 S l'envergure est
de 15m - Pour le M - 100 , une surface de 12,25 m 2 , pour le M-100 S ,
il s'agit de 13,1 m 2 - Dans l'opération, la finesse max gagne environ
deux points pour passer à 30 En Italie, il fût construit par
AVIONAUTICA RIO S.pA . |
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En France, c'est la
CARMAM ( Coopérative d'Approvisionnement et de Réparations de
Matériel Aéronautiques de MOULINS ) réalisa une production de 87
appareils M-100 S MESANGE entre 1966 et 1972 dont cinq furent livrés en
Italie.
Vint ensuite le M-200
" Foehn " ( biplace côte à côte "décalé" ) dont
le prototype fut construit de 1960 à 1964 et qui effectua son premier
vol en 1964. 59 exemplaires furent construits en France.
En 1967, les prix de
vente du M-100 S était de 26 600 Francs et pour le M-200 de 40 000
francs . Le monoplace M-300 de classe standard avec train rentrant a
été construit de 1964 à 1969. Sa finesse maxi est de 38 , taux de
chute mini de 0,65 m/ s et une VNE de 230 kmh. Le M-300 resta unique. |
| Dans AVIASPORT de novembre
1959, le "compte rendu de vol-essais et information sur planeur
standard M 100 n° 01 réalisé par Paul LEPANSE apporte les
commentaires suivants : "l'aspect général est élégant et de
proportions harmonieuses. La construction paraît soignée et la
finition est impeccable… les ailerons paraissent de surface un peu
réduite. … le poste de pilotage est bien présenté , la position est
confortable mais souffre du manque du réglage du palonnier… En vol :
le décollage en conditions défavorables de vente arrière s'effectue
sans aucune difficulté particulière…la tenue derrière le remorqueur
à 100 kmh est facile bien que l'on puisse constater une certaine
lourdeur aux ailerons. La Direction est efficace. .. le lacet inverse
est faible . Le roulis induis est bon … le décrochage en ligne droite
se traduit par des oscillations sur l'axe de roulis qui s'amplifient
pour se terminer par une légère abattée sans changement d'assiette
important , la reprise de contrôle est immédiate et franche,
l'efficacité des gouvernes reste pratiquement permanente… L'usage des
aérofreins ne provoque aucun effort… l'atterrissage n'appelle aucune
remarque… en conclusion, le M-100 possède d'excellentes qualités de
vol ." |
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Au niveau des Consignes
de Navigabilité : quelques exemples : CN 67-36-2 Freinage de la
gouverne de direction ( remplacement des goupilles de 1,5 mm par des
goupilles de 2 mm CN 68- 14 Réglage du dossier du siège CN 68-15
Sécurité du crochet de remorquage : agrandir l'ouverture du cône
avant CN 68-56 Renforts sous forme de goussets sur longeron d'aileron
CN 69-67 Repères de
vérification du branchement de la gouverne de profondeur : mettre des
repères à l'arrière du fuselage permettant de vérifier le
débattement de la profondeur CN 70-78 Ferrure inférieure
d'articulation de gouverne de direction fixée sur l'étambot : à
remplacer CN 70-112 Renforcement du revêtement des ailes au niveau de
la nervure 16 |
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