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J’ai
profité de mon voyage de noces en Martinique et Guadeloupe pour découvrir
ces deux îles du plus bel endroit de la terre : le ciel (c’est
ce que dit Air France !). Réservations prises en Métropole
(c’est beau Internet !) nous voilà, ma femme et moi, prêts pour
l’aventure. Manque de bol, le vol au-dessus de la Martinique a du être
annulé à cause de conditions météorologiques exécrables (et oui, il
a plu aussi là-bas). Nous avons donc eu plus de chance en Guadeloupe où
ce jeudi 29 janvier à 8h30, heure locale (-5 heures de décalage par
rapport à la métropole), nous voilà alignés sur la piste 10 de St
François (TFFC).
Pour éviter
les tours de piste obligatoires avec instructeur avant d’être lâché
seul dans la nature, j’ai choisi de voler directement avec lui sur
C-172SP (F-DHIX) de 180 CV. Je ne suis pas dépaysé car l’instructeur
est le chef pilote de l’aéroclub de L’Aigle (61). Il passe toujours
ses vacances en Guadeloupe et il vole pour rendre service chez Alpha
Aviation à St François.
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L’avion est récent et
très bien équipé. Le décollage, avec 4 personnes à bord se fait
tout seul. Quelques petites turbulences au décollage nous informent que
les Alizés sont bien présents en ce jeudi matin. Première étape à
1000 ft Qfe vers la Pointe des Châteaux (extrémité Est de la
Guadeloupe). C’est sauvage, cela ressemble un peu à la Bretagne sauf
que la température ambiante est de 28°C (en plein mois de janvier) et
la couleur de l’eau est turquoise.
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Passé cette pointe, je
contacte Le Raizet (Pointe à Pitre) pour un suivi de vol. Je monte à
1500ft Qnh et prend la direction de la Désirade, petite île dépendante
de la Guadeloupe à environ 20 Km de la Pointe des Châteaux.
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A cet endroit, l’océan
Atlantique rencontre la Mer des Caraïbes. Le résultat est fabuleux.
Les couleurs virent du bleu turquoise au bleu foncé. La Désirade
approche et le relief de l’île est très particulier car il
n’existe qu’un seul village et une seule route Est/Ouest sur la côte
sud de l’île. Tout le reste est sauvage et caractérisé par un
plateau calcaire d’une centaine de mètres de hauteur peuplé
uniquement d’éoliennes.
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Après avoir fait une
verticale sur le terrain de Beauséjour et dit bonjour à l’hélicoptère
de la Gendarmerie, je quitte cette petite île où Thierry HENRY, notre
célèbre attaquant a appris à taper dans le ballon.
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Direction Petite terre ! Deux bouts de cailloux perdus dans la Mer
des Caraïbes entre la Désirade et Marie Galante, paradis des plongeurs
à la recherche de Némo, le petit poisson clown.
Il n’y a rien sur ces
deux petits îlets à part un phare et de nombreux catamarans qui
viennent s’ancrer dans les anses pour faire bronzette dans un endroit
désert. Le survol est donc rapide et je prend vite le cap de Marie
Galante qui est la plus grosse des « petites îles » dépendantes
de la Guadeloupe.
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Champs de cannes à
sucre, villages de pécheurs, distilleries, les habitants de Marie
Galante ont de quoi survivre ! C’est également le paradis des
randonnées sauvages dans la forêt tropicale. Jacky, l’instructeur,
me montre un site à la pointe nord de l’île appelé « Gueule
grand gouffre ». Cela ressemble à une énorme marnière que
l’on peut trouver dans le Pays de Caux chez nous, sauf qu’en bas du
trou c’est la Mer des Caraïbes. La verticale de ce site est
impressionnante mais le voir du sol doit l’être tout autant.
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On quitte Marie Galante,
toujours à 1500 ft Qnh à 120 kt vers
Les Saintes. En montant dans le Cessna, Jacky me dit : « tu
ne peux pas venir faire un vol en Guadeloupe sans te poser une fois aux
Saintes, car la finale est assez particulière ». Allons-y donc !
Nous voilà en vue du terrain de Terre de haut (TFFS) pour une verticale
à 1500 ft Qfe. Je quitte la fréquence du Raizet et passe sur les
Saintes où je m’annonce pour un « Touch and Go ».
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L’axe de piste est 09-27 et le vent de 10 à 15 kt est plein axe 09.
Je me dirige vers le début de la vent arrière main gauche 09. Un petit
virage serré nous permet de prendre des photos du Fort Napoléon, qui
était sensé défendre la Guadeloupe à la grande époque Napoléonienne
mais qui n’a jamais servi ! Au moins, il est entier et magnifique !
Je ralenti à 100 kt pour
sortir un cran de volet et
admirer le paysage : anses magnifiques, des couleurs superbes (bleu
turquoise pour la mer, des nuances de vert
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pour les monts), des
petits bourgs avec des toits rouges caractéristiques, j’en oublie même
de virer en base gauche 09. Une fois en base, la tension monte car la
piste est courte, la finale est en biais par rapport à l’axe de piste
pour cause de… montagne. La descente sur Les Saintes se fait donc grâce
a des repères visuels sur le morne (mont) appelé « le Chameau »
avec un plan à 10%, les pleins volets et 65 kt de vitesse.
Jacky me donne les
indications de descente entremêlées par des sites caractéristiques de
l’île : « pain de sucre 700 ft, t’es bon dans le plan,
… regarde en bas à droite le cata, superbe, … réservoir d’eau
sur le chameau 500 ft, gaffe à ta vitesse si tu vas trop vite
tu
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bouffes la piste et plouf
(encourageant non !), … regarde à gauche la maison en forme de
proue de paquebot, … 200 ft alignes toi sur la 09 et vise quelques mètres
avant le seuil de piste… ».
Je n’ai pas vraiment
profité de ses remarques géographiques pendant l’approche, trop
focalisé sur mon plan, ma vitesse et toujours à l’affût du moindre
rabattant mais bon c’est une bonne expérience et heureusement les
photos sont là !
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Nous voilà de nouveau en
l’air à 1500 ft Qnh et 120 kt pour un retour vers la ville de
Capesterre-Belle-Eau au Sud-Est de l’île de Basse-Terre (la
Guadeloupe est composée de deux grosses îles : Basse-Terre avec
le volcan la Soufrière et Grande-Terre, plus touristique).
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C’est une ville historique car c’est là
que Christophe Colomb a débarqué pour la première fois en Guadeloupe.
On survole des plantations de bananiers, de cannes à sucre mais, manque
de bol, c’est bâché sur la Soufrière et les trois chutes du Carbet
(ce sont trois cascades qui viennent de la soufrière, la plus haute fait
110 m de haut). Sur cette partie du vol, les conditions météorologiques
se sont un peu dégradées : pluie, vent et quelques turbulences
m’ont montrés que cela change très vite aux Antilles, mais ça ne dure
pas.
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Pointe à Pitre et sa
baie s’ouvre devant nous, sous le soleil. La mangrove en dessous nous
est magnifique. Le port de Pointe à Pitre est moins pittoresque avec
ses pétroliers, cargos et … paquebots de luxe. Nous voilà à
proximité de l’aéroport international de la Guadeloupe : Le
Raizet où le contrôleur nous informe de l’arrivée d’un ATR 42 Air
Caraïbes en provenance de Fort de France. J’aurais préféré côtoyer
un 747 en provenance de métropole !
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Le retour sur St François
se fait en longeant la côte touristique sud de l’île de Grande-Terre.
Les hôtels du Gozier dans la banlieue de Pointe à Pitre, les plages de
sable blanc de Ste Anne (Club Méd oblige !), tout un complexe hôtelier
Pierre & Vacances entre Ste Anne et St François, et le village de St
François avec son port de plaisance, sa plage, ses hôtels (dont le notre !),
son golf international 18 trous et son terrain d’aviation. Après avoir
goûté au terrain des Saintes, l’approche sur St François est des plus
tranquilles. Je quitte la fréquence du Raizet pour celle de St François
avec regret car les contrôleurs des gros aéroports sont très sympas
avec les petits avions de tourisme. Je touche sur la 10 et quitte la piste
la mort dans l’âme.
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Pour ceux
qui auront la chance de partir en Martinique ou en Guadeloupe
prochainement, n’hésitez pas à faire comme moi car l’expérience est
inoubliable et les aéroclubs sont très accueillant. J’en ai sélectionné
et testé deux pour vous : ATIS en Martinique et Alpha Aviation en
Guadeloupe. Les prix sont identiques à ceux pratiqués en France. Par
exemple, pour un C172 SP (180 CV) + instructeur (un vol avec instructeur
reste obligatoire même si vous avez des centaines d’heures de vol à
votre actif), le coût à l’heure est de 187 €.
Bons vols
à tous !
Alexandre
HEMET
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